Douala - Akwa .... rue Bébey Eyidi
SA MAJESTE KADJI  DJOMKAM BILLY CHEF DU VILLAGE BALOUM: SON AUTOPORTRAIT
JOURNALISTE SITE DU GROUPEMENT BABOUANTOU : Avant de débuter cet interview, nous voudrions tout d’abord rappeler à nos chers lecteurs que nous sommes en présence du Chef Baloum, un des villages du grand groupement Babouantou. Bonjour sa majesté. SA MAJESTE KADJI  DJOMKAM BILLY:   Merci bonjour. JOURNALISTE SITE DU GROUPEMENT BABOUANTOU : c’est un réel plaisir de me retrouver devant vous en ce jour. Pouvez-vous vous présenter? SA MAJESTE KADJI  DJOMKAM BILLY:   Comme vous l’avez si bien dit, je suis le chef Baloum sa majesté KADJI DJOMKAM Billy.je suis un jeune chef âgé de 29 ans et cela fait pratiquement 2 ans que je suis à la tête de la chefferie. Je suis étudiant en Belgique en agronomie. Je suis marié s’il  faut s’en tenir à la coutume puisqu’il  n’existe pas de chef célibataire mais légalement, je suis célibataire sans enfant juste parce que le Seigneur ne l’a pas voulu car en respectant les normes, il faudrait qu’avant la sortie du la’akam, le chef ait au moins un enfant. Cependant avec mon statut de chef, je ne peux pas totalement avoué que je suis sans enfant car j’en ai plusieurs. Je suis chrétien baptisé autant dire que l’on soit catholique ou protestant, nous prions le même DIEU donc, la précision pour moi ne vaut généralement pas la peine. JOURNALISTE SITE DU GROUPEMENT BABOUANTOU : Pouvons-nous avoir l’honneur de connaitre votre historique ? SA MAJESTE KADJI  DJOMKAM BILLY:   Je suis né le 26 Juin 1987 à Babouantou où j’ai grandi. J’ai débuté mes études primaire à l’école publique de Baloum en classe de Sil et CP, puis j’ai continué à l’école catholique de TEKEU  au CEI et CEII, puis  je suis allé vivre avec ma maman a Kékem et là, j’ai fait les classes de CMI et CMII. Apres l’obtention de mon CEPE, je suis rentré à Babouantou pour les études secondaire au CES de Babouantou actuel Lycée Bilingue De Babouantou où j’ai fait tout le premier cycle et obtenu mon BEPC. Apres cette étape, je suis allé à Douala où j’ai fait les classes de 2nd G, 1ère G2, Tle G2 et j’ai eu le BACC G2 au Lycée Moderne Bilingue La Maturité. J’ai poursuivi mes études  à l’université  de Douala où j’ai fait comptabilité et finance à la Faculté Des Sciences Economique Et De Gestion Appliquée et j’ai obtenu ma Licence. L’année où j’ai eu la licence, les dieux de Baloum  ont bien voulu que je remplace mon papa décédé le 20 juillet 2014. Deux semaines après son décès, ses obsèques officiels ont été programmé, j’y suis allé et  de là, j’ai été contraint d’y rester jusqu’aujourd’hui mais avant, j’avais décidé d’aller continuer mes études en Europe et j’avais engagé la procédure, j’ai déposé la demande de visa  le 05 Aout 2014 et  une semaine après, le 14 Aout, j’ai été arrêté comme chef et je me suis dit que tout était fini avec l’histoire d’Europe. Etant donné que ma présence n’était plus nécessaire pour le visa , alors que j’étais au laakam , la procédure se poursuivait  après avoir passé neuf semaine au Laakam, je suis sorti le 25 Octobre 2014 et le  visa pour la Belgique m’avait été accordé le 20 Octobre 2014 .je me suis dit qu’avec la responsabilité de chef que je venais de recevoir, je ne pouvais plus partir mais je me suis néanmoins rapproché de mes pères qui sont aujourd’hui mes homologues et ils m’ont fait comprendre que cela est bel et bien possible , je suis encore trop jeune , de plus je vais pour les études et non pour une aventure il serai judicieux que j’aille approfondir mes connaissances et revenir continuer au village. Et c’est ainsi que je me suis rendu en Belgique. vu que la sortie du laakam était le 25 octobre et la rentrée académique était prévu le 31 octobre ,  je n’avais plus que deux jours pour préparer mon voyage raison pour laquelle quand je suis sorti du laakam, le lendemain Dimanche j’ai tenu une petite réunion de famille et le même  jour,  je suis parti du village, j’ai voyagé pour la Belgique le mardi, je n’ai donc pas eu le temps de remercier les uns et les autres mais c’était indépendamment de ma volonté.  Quand j’ai opté pour les études en Europe j’avais pour ambition d’approfondir mes études en comptabilité et j’ai fait les préinscriptions en comptabilité mais vu que ma posture avait changé, il était question de revoir et repositionner ma vie afin de savoir ce que je pourrai faire après ces études et c’est ainsi que je me suis rendu compte que la comptabilité pour laquelle j’avais opter ne devait pas à mon retour m’aider à travailler et gérer le village d’autant plus que la comptabilité en Belgique est différente de celle du Cameroun et c’est ainsi que j’ai orienté mes études vers l’agronomie car au village, les terres sont déjà disponible et la main d’œuvre est abondante . Je fais donc actuellement agronomie. JOURNALISTE SITE DU GROUPEMENT BABOUANTOU : Votre historique est vraiment enrichissant et nous comprenons de là que les objectifs de la vie peuvent changer d’un moment à l’autre.  Parlant à présent de la chefferie Baloum pour laquelle vous avez une lourde responsabilité avez-vous un plan d’action pour ce village ? SA MAJESTE KADJI  DJOMKAM BILLY:   Comme tout chef de village, je ne pourrai pas dire que je n’ai pas de plan d’action car le village repose entre mes mains mais avant d’y arriver je voudrais tout d’abord profiter de cette occasion pour remercier la Communauté Babouantou en général et la population Baloum en particulier pour tout ce qu’ils ont  eu à faire pour moi et dont je n’ai jamais eu l’occasion de les remercier vivement car l’évènement en question était si grand que seul je ne pouvais m’en sortir , tout le groupement s’est mobilisé et de mon arrestation jusqu’à ma sortie, je n’ai manqué de rien et je n’ai souffert d’aucun mal. J’ai passé d’une part un moment agréable au laakam, ils ont su me remonter le moral, me flatter pour que je ne pense et n’ai aucun esprit déviant, je n’ai ni eu faim, ni eu mal à la tête, ni un mal précis. Tout se gérait convenablement car ils m’ont accepté comme leur chef et ils se sont mobiliser pour que je ne manque de rien pendant mon séjour au laakam. Pour tout cela je leur tire un coup de fusil car s’ils ne l’avaient pas fait, je doute que je serai sorti aussi joyeux comme je l’étais ce jour. Je pense que j’aurai un jour l’occasion de les remercier par ma modeste voie. Parlant maintenant du plan d’action, il est bien de noter qu’il y’a plusieurs secteurs à Baloum  dans lesquels on ne sait se prononcer et j’aimerai que pendant mon règne, on essaye de les réactiver. Il s’agit des secteurs éducatifs et sanitaires qui sont les points sur lesquels je vais m’appesantir car un corps sans entretien ne sait pas fournir un effort. Ceci dit, si on ne se soigne pas, on ne pourra pas travailler et si on ne fréquente pas, on ne pourra pas devenir une bonne personnalité demain mais pour réaliser ces œuvres, je ne peux pas le faire tout seul, je compte sur le soutien de la communauté Babouantou en général et  la population Baloum en particulier. Nous avons à Baloum un centre de santé et cela n’a presque l’air de rien parce que nous comptons encore sur l’état et pourtant au Cameroun quand l’état  te donne un pouvoir, c’est à toi d’avancer en développant tes propres stratégies pour évoluer raison pour laquelle nous sommes déjà en train de développer les stratégies  pour rehausser l’image du centre. JOURNALISTE SITE DU GROUPEMENT BABOUANTOU : Nous avons la ferme conviction que tout cela se réalisera puisque nous avons au sommet qu’el qu’un de si stratégique et bien instruit.  Au cours de ces deux années de règne avez-vous rencontré des difficultés ? SA MAJESTE KADJI  DJOMKAM BILLY:   J’ai eu plusieurs difficultés dont la première était celle de me retrouver seul jeune au milieu des parents. Il fallait donc développer des stratégies pour accepter le fait de n’être entourer rien que des vieillards. C’est la raison pour laquelle lors de ma sortie du laakam j’ai nommé des jeunes pour les impliquer dans les affaires du village afin de ne pas me retrouver chaque fois seul. La seconde difficulté est dû au  fait que la gestion humaine n’est pas aussi évidente. Beaucoup de gens envient les chefs sans savoir que c’est une responsabilité assez lourde. Ils se disent que puisque je suis jeune la population me nourrit, m’entretien et pourtant, ce n’est pas cela la personnalité du chef. Le chef c’est celui-là qui doit travailler avec ardeur et ne rien attendre des uns et des autres. De plus, il doit savoir ce qui est bon ou non pour le village en restant éveillé pendant que sa population dort, passé des nuits blanche et réfléchir sur le bien-être de la population et si quelque chose ne vas pas dans le village, il doit  chercher à le savoir et ce qu’il faut faire pour résoudre ce problème. En bref, c’est difficile de gérer les hommes sans rencontrer des difficultés. Comme autre difficulté, avant mon règne existait déjà un problème majeur  qui est le fait de vouloir scinder le village. Nous sommes donc en train de réfléchir sur des stratégies qui pourront  solidarisé la population Baloum et non rester dans l’esprit de division. Je veillerai à cet esprit d’union et de solidarité entre eux car si nos aïeux les ont  laissés  unis et c'est entre mes mains que cela change  j’aurai des comptes à leurs rendre. JOURNALISTE SITE DU GROUPEMENT BABOUANTOU : Pourrez-vous laissés vos contacts pour toutes ces personnes qui aimeraient vous rencontrez personnellement? SA MAJESTE KADJI  DJOMKAM BILLY:   Je n’en trouve aucun inconvénient mais je laisserai plutôt mon e-mail, là si quelqu’un veut me joindre, il me ferra un mail et je lui répondrai. Mon E-mail est billykadji@yahoo.fr. Je suis ouvert à tous les Babouantou, réceptif et je voudrais bien m’entourer des jeunes Babouantou peu importe qu’ils soient de Baloum ou non. A toute personne  qui aura une idée pour le développement du groupement Babouantou, je serai ouvert car je sais que ce n’est pas évident pour un jeune d’avoir une idée et de la concrétiser ou alors faire parvenir cette idée au chef mais l’avantage que les jeunes ont aujourd’hui, c’est qu’ils ont un ami qui est un chef et qui dialogue avec tous les chefs du groupement, donc quel que soit la doléance qu’un jeune puisse avoir, s’il me rencontre je ne manquerai pas de la soumettre que ce soit dans son village à son chef direct ou au cour d’une discussion entre nous les chefs  de lever cette idée afin que nous essayons d’en débattre la dessus et de tirer une conclusion. JOURNALISTE SITE DU GROUPEMENT BABOUANTOU : Nous constatons dans vos propos que vous êtes plein d’ambition qui conduiraient à une émergence pratique avec toutes ces idées innovatrices. Nous sommes arrivé au terme de cet interview avez-vous un mot de fin ? SA MAJESTE KADJI  DJOMKAM BILLY:   Mon mot de fin ne pourra être qu’un encouragement à l’endroit des jeunes. Je vois tout ce qu’ils font particulièrement l’AEEB dont j’ai reçu leur rapport au sujet des colonies de vacance et je leur demande de ne pas se décourager, ne pas accepter la paresse, ne pas accepter des amis qui les incitera à dévier de l’adjective qui est le travail. Tout jeune doit pouvoir s’occuper car tout jeune qui ne s’occupe pas restera oisif et serra tenté à prendre quelque chose qui ne lui appartient pas. Je n’aimerai pas qu’en marchant  dans la rue, je trouve un jeune Babouantou qui a été arrêté parce qu’il a pris la chose d’autrui. Je serai vraiment choqué  parce que ce sont les jeunes qui seront les élites de demain. Je voudrais tout de même que les jeunes Babouantou sachent  que je suis entièrement à leur disposition pour quoique ce soit, quel que soit le souci ou la raison pour laquelle ils vont m’approcher car je suis l’ami de tous les jeunes. Qu’ils sachent que quand je suis avec les jeunes je me considère comme un jeune et j’oublie le coté  chef déjà que quand je vais aux réunions des jeunes je ne suis pas accompagné juste pour que les jeunes puissent me dire ce qui les tient à cœur. J’étais à la réunion des jeunes Baloum à New Bell,  j’y suis allé seul et j’ai fait les photos avec eux que j’ai publié sur facebook. J’étais très content car j’étais avec mes amis et non ma population. De plus, J’aime bien être avec les jeunes autour d’une table pour discuter afin que mon statut de chef ne leur frustre pas et  qu’ils ne se disent pas que je me suis éloigné d’eux. Je sais que je suis chef, mais au milieu d’eux, je reste Billy. Sachant que le respect est mutuel,  j’aime les gens respectueux  pas particulièrement pour moi mais pour tout le monde, entre amis, on doit se respecter, se soumettre et se rabaisser pour faire passer certaine malentendus. Que chacun connaisse sa position. Je tiens aussi à rappeler que toute fois qu’il y’aura un groupe pour le développement de Babouantou, je ne manquerai pas de m’inscrire même dans les réseaux sociaux. Je tiens à m’excuser aux membres du groupe pour lequel je me suis désinscris au bout de 24 h de mon inscription car avant de m’inscrire, je me disais que c’était un groupe qui contribuerait au développement de Babouantou mais je me suis rendu compte que ce n’était pas le cas et on ne développait  aucune idée précise et même,  de quitter certains membres du groupe se sont permis de m’avancer des mots déclassés. Je n’ai certes pas répondu mais je me suis juste retirer du groupe étant donné que cela m’avait beaucoup choqué et de plus, quand j’ai accepté adhéré au groupe, c’était juste pour qu’ensemble nous puissions réfléchir pour le développement et non pour imposer une idée. J’ai été frustré au point où c’est difficile pour moi de participer dans un groupe car c’est le seul groupe dans lequel je me suis présenté. Dans les autres groupes auxquels j’ai été ajouté, je lis juste et je ne donne jamais mon point de vue. Que ce groupe m’excuse vraiment. J’ai juste été contraint car je voyais mon image et mon statut bafoué si jamais je continuais dans ce groupe. Pour clore mes propos, je salue tous les jeunes babouantou et toute la communauté babouantou en général. JOURNALISTE SITE DU GROUPEMENT BABOUANTOU : Nous sommes assez content pour cet artcicle et nous vous souhaitons longue vie, longue vie à la population Baloum et vive le groupement Babouantou. Nous vous remercions pour votre disponibilité et vous souhaitons une bonne journée. SA MAJESTE KADJI  DJOMKAM BILLY:   Merci. À vous de même.
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